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Assertivité au travail : comment s’affirmer avec confiance ?

Publié: 31 août 2026

TELUS Health

Équipe Marketing France

Avez-vous déjà eu du mal à vous affirmer en réunion ? Vous arrive-t-il d’hésiter à exprimer votre opinion par peur du conflit ? Ou, à l’inverse, de parler trop fermement au risque de brusquer vos interlocuteurs ?

Dans la vie professionnelle, développer son assertivité est une compétence essentielle. Que ce soit pour mieux communiquer en entreprise, gérer les désaccords, poser un cadre ou renforcer son leadership, l’assertivité permet de s’exprimer avec clarté et assurance, sans agressivité ni passivité.

S’affirmer avec assertivité ne signifie pas imposer son point de vue. Cela suppose de défendre ses idées, d’exprimer ses besoins et d’écouter réellement ceux de l’autre, dans une relation la plus constructive possible.

Dans cet article, nous revenons sur la définition de l’assertivité, les comportements non assertifs à éviter et six techniques concrètes pour développer une communication plus assertive au travail.

À retenir

L’assertivité consiste à rester ferme sur le fond tout en restant souple sur la forme. Elle permet de s’affirmer sans attaquer, d’écouter sans s’effacer et de construire des relations professionnelles plus claires, plus saines et plus efficaces.

Assertivité : définition et principes fondamentaux

Le mot « assertivité » vient du terme anglais assertiveness. Il désigne la capacité à exprimer ses idées, ses opinions, ses besoins ou ses limites tout en restant à l’écoute de ses interlocuteurs.

Faire preuve d’assertivité signifie oser s’affirmer tout en préservant la qualité de la relation. C’est être dans une démarche authentique de partage de ses points de vue, dans une position ni dominante, ni inférieure, avec une réelle volonté de construire en commun lorsque cela est possible.

Un terrain d’entente n’est pas toujours possible. L’assertivité ne consiste donc pas à chercher l’accord à tout prix, mais à exprimer clairement sa position, à entendre celle de l’autre et à maintenir un cadre de dialogue respectueux.

Pour parler plus concrètement, fait preuve d’assertivité celui ou celle qui sait :

  • défendre son point de vue sans attaquer les autres
  • exprimer librement ses ressentis, ses besoins ou ses limites
  • poser des demandes claires
  • établir des relations fondées sur la confiance plutôt que sur la domination, l’évitement ou la manipulation

On pourrait résumer l’assertivité de manière simple : rester ferme sur le fond tout en restant souple sur la forme.

Pourquoi développer son assertivité en entreprise ?

Dans un environnement professionnel, les interactions sont permanentes : réunions, feedbacks, décisions, tensions, négociations, coopération à distance ou en présentiel. Dans ce cadre, l’assertivité est une compétence clé pour communiquer, décider et travailler avec les autres en bonne intelligence.

Un atout pour les managers et les leaders

Un manager assertif sait communiquer clairement ses attentes tout en écoutant activement ses équipes. Son assertivité peut inspirer confiance et favoriser un cadre de travail dans lequel chacun se sent libre d’exprimer ses besoins et ses idées.

Cette compétence est particulièrement utile dans les situations sensibles : gestion des conflits, arbitrages, feedbacks de recadrage, clarification des responsabilités ou prise de décision. Dans ces moments, trouver le juste équilibre entre fermeté et respect de la relation est essentiel.

Un levier pour mieux communiquer et collaborer

Un collaborateur assertif est plus à même de :

  • exprimer ses idées sans crainte du jugement et sans agressivité
  • poser des questions et demander des précisions
  • recevoir des feedbacks sans les vivre uniquement comme des attaques personnelles
  • faire part d’un désaccord sans créer de rupture dans la relation

Une équipe où l’assertivité est maîtrisée connaît généralement moins de malentendus, des échanges plus fluides, plus de sérénité et, au final, une meilleure efficacité collective.

Un sujet important pour les RH

Les RH jouent un rôle clé dans le développement de l’assertivité en entreprise. Formations, coaching, ateliers managériaux ou accompagnements collectifs permettent d’aider les collaborateurs et les managers à apprendre cette compétence, puis à l’ancrer dans les pratiques du quotidien.

Une culture d’entreprise qui encourage l’assertivité peut contribuer à réduire les tensions, renforcer l’engagement et améliorer la qualité du dialogue professionnel.

Assertivité, agressivité, passivité, manipulation : quelles différences ?

Quand tout va bien, il n’est pas toujours difficile de rester assertif. C’est dans les situations plus tendues, lorsque les émotions montent ou que les enjeux sont importants, que l’on peut mieux observer sa posture.

Face à ces situations, trois comportements non assertifs apparaissent fréquemment.

L’agressivité : quand s’affirmer devient attaquer

Lorsque l’on crie, que l’on s’énerve, que l’on perd son sang-froid ou que l’on cherche à imposer son point de vue, on sort de l’assertivité. Le message peut être entendu, mais la relation se détériore.

La passivité : quand on n’ose pas s’exprimer

Dans le souci de préserver la relation, on peut avoir tendance à s’effacer, à éviter le sujet ou à passer sous silence ce que l’on pense vraiment. La difficulté est alors repoussée, mais rarement résolue.

La manipulation : quand les intentions manquent de clarté

La manipulation consiste à avancer de manière indirecte, à contourner le dialogue ou à alterner entre une posture très conciliante et une posture très ferme. La personne en face ne sait plus vraiment à quoi s’en tenir, ce qui peut générer de la méfiance.

Tout l’enjeu, lorsque l’on souhaite développer son assertivité, est donc de ne tomber ni dans l’agressivité, ni dans la passivité, ni dans la manipulation.

Assertivité au travail : 6 techniques pour s’affirmer avec confiance

1. Clarifier le message que l’on souhaite faire passer

Avant une discussion importante, il est utile de prendre quelques minutes pour clarifier son intention : quelles sont mes convictions ? Quel est le message essentiel ? Qu’est-ce que je veux obtenir ou faire avancer ?

Plus le message est clair pour soi, plus il devient possible de l’exprimer simplement, sans détour ni agressivité.

Exemple : « Mon point est le suivant : nous devons clarifier les priorités du projet avant de demander aux équipes d’avancer sur de nouveaux livrables. »

2. Rassurer son interlocuteur sur son intention

S’affirmer ne signifie pas mettre l’autre en difficulté. Il peut être utile de formuler son intention pour éviter que le message soit perçu comme une attaque.

Exemple : « Mon objectif n’est pas de remettre en cause ton travail, mais de comprendre comment nous pouvons mieux nous coordonner sur ce sujet. »

Cette clarification crée un cadre plus sécurisant et facilite l’écoute réciproque.

3. Écouter et reformuler le point de vue de l’autre

L’assertivité repose aussi sur l’écoute. Reformuler ce que dit son interlocuteur permet de montrer que l’on cherche réellement à comprendre son point de vue.

Exemple : « Si je comprends bien, ce qui te préoccupe surtout, c’est le délai et le risque de surcharge pour l’équipe. »

La reformulation ne signifie pas que l’on est d’accord. Elle montre simplement que l’on prend en compte ce qui est exprimé avant de répondre.

4. Être prêt à changer d’avis

Assertivité ne rime pas avec certitude absolue. Être assertif, c’est aussi accepter que l’autre puisse apporter des éléments nouveaux, utiles ou convaincants.

Savoir dire « Tu as raison, je n’avais pas vu cet aspect » n’affaiblit pas la posture. Au contraire, cela montre une capacité d’écoute, de discernement et d’adaptation.

L’absence d’assertivité va souvent de pair avec le refus d’avoir tort, le refus des critiques ou la difficulté à recevoir un feedback.

5. Rester attentif à ses émotions et à celles des autres

Les émotions donnent des informations importantes sur nos besoins, nos limites ou nos attentes. Les ignorer peut conduire à réagir trop fortement ou, au contraire, à ne rien dire.

Avant de répondre, il peut être utile de se demander : qu’est-ce que cette situation vient toucher chez moi ? De quoi ai-je besoin pour avancer ? Quelle demande puis-je formuler clairement ?

Il est aussi important d’observer ce qui se passe chez l’autre : gêne, tension, retrait, irritation. S’intéresser aux ressentis de la personne permet souvent d’identifier des malentendus ou des difficultés peu exprimées.

6. Privilégier le « je » plutôt que le « tu »

Une des clés de la communication assertive consiste à éviter le « tu » accusateur. Lorsque l’on dit « tu », on donne facilement tort. Nous appelons parfois cela le « tu » qui tue.

Dire « tu ne m’écoutes jamais » risque de provoquer une réaction défensive. Dire « j’ai besoin de pouvoir aller au bout de mon raisonnement avant que nous débattions du sujet » ouvre davantage la possibilité d’un échange.

De la même manière, plutôt que « tu es trop flou dans tes demandes », on peut dire : « J’ai besoin de clarifier les attentes, les délais et le niveau de priorité pour pouvoir avancer efficacement. »

Le « je » permet d’exprimer son besoin sans enfermer l’autre dans une accusation.

Comment développer son assertivité dans la durée ?

L’assertivité est un apprentissage continu. Nous avons tous, dans certaines situations, une tendance à nous appuyer sur une « béquille » : l’agressivité, la fuite ou la passivité, parfois la manipulation.

La première étape consiste à repérer sa béquille habituelle. Est-ce que j’ai tendance à attaquer ? À éviter ? À contourner ? À vouloir convaincre à tout prix ? Cette prise de conscience permet progressivement de choisir une réponse plus adaptée.

La deuxième étape consiste à s’entraîner dans des situations concrètes : préparer une prise de parole en réunion, formuler une demande, donner un feedback, poser une limite, exprimer un désaccord.

Enfin, il est important de rester indulgent avec soi-même. Être assertif n’est pas inné pour la plupart d’entre nous. Cela se travaille avec le temps, l’expérience, les feedbacks et, lorsque cela est utile, l’accompagnement d’un coach ou d’un programme de développement managérial.

Pour conclure : l’assertivité, une compétence relationnelle à cultiver

L’assertivité n’est pas une posture parfaite que l’on adopterait une fois pour toutes. C’est une compétence relationnelle qui se construit progressivement, au fil des situations professionnelles et des interactions.

S’affirmer avec confiance suppose de clarifier ses messages, d’oser exprimer ses besoins, d’écouter réellement l’autre et de rester attentif à l’impact de sa communication.

En entreprise, cette compétence contribue à des relations de travail plus saines, à une meilleure coopération et à un leadership plus équilibré.

Chez TELUS Health, nous accompagnons les personnes et les équipes qui souhaitent développer leur assertivité, renforcer leur communication et trouver un meilleur équilibre entre affirmation de soi et qualité de la relation.

FAQ sur l’assertivité

Quelle est la différence entre assertivité et agressivité ?

L’assertivité consiste à exprimer son opinion, ses besoins ou ses limites avec clarté et respect. L’agressivité impose un point de vue, attaque l’autre ou cherche à prendre le dessus dans la relation.

Comment devenir plus assertif en réunion ?

Pour devenir plus assertif en réunion, il est utile de préparer son message, d’utiliser des formulations en « je », de poser des questions, de reformuler les points de vue exprimés et d’oser prendre la parole même lorsque l’on n’est pas certain d’obtenir immédiatement l’accord des autres.

Pourquoi l’assertivité est-elle importante pour un manager ?

L’assertivité aide le manager à poser un cadre, communiquer ses attentes, donner du feedback, gérer les désaccords et prendre des décisions tout en maintenant une relation de confiance avec ses équipes.

Comment s’affirmer sans blesser son interlocuteur ?

Pour s’affirmer sans blesser, il est préférable de parler à partir de son propre ressenti ou besoin, d’éviter les accusations, de rester factuel et de rappeler son intention constructive.

Quels sont les comportements non assertifs ?

Les trois comportements non assertifs les plus fréquents sont l’agressivité, la passivité et la manipulation. Ils peuvent apparaître lorsque la situation devient tendue ou que l’on ne parvient pas à exprimer clairement son besoin.

Peut-on apprendre à devenir assertif ?

Oui. L’assertivité s’apprend progressivement. Elle se développe par la pratique, l’observation de ses réactions, les feedbacks, la formation et l’accompagnement.

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